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vendredi 22 mai 2009

I. Avant le départ. 4. Le logement

Avec la confirmation de l’ISXO, arrive aussi la question du logement, puisqu’il faut choisir de loger on ou off campus. Si UofT précise qu’elle ne peut pas garantir de logement à tous les étudiants en échange, en pratique tous ceux qui demandent une chambre sur le campus l’obtiennent. Seulement, si les résidences gérées par l’université sont très bien placées, bien organisées et proposent différentes options (de la chambre à partager à l’appartement), elles s’avèrent aussi très coûteuses, en particulier avec les meal plans parfois obligatoires, et ferment pendant les vacances. Il existe donc différentes solutions alternatives, pour ceux qui recherchent davantage de souplesse que les résidences du campus. Il est bien sûr possible de rechercher une colocation aux alentours du campus, depuis la France grâce à des sites comme Craigslist, ou en arrivant au cours de l’été pour visiter plusieurs appartements.
Une solution intermédiaire entre résidence et colocation existe, et c’est celle que j’ai choisie : la vie en co-op, une association qui gère de façon communautaire une vingtaine de maisons. Il est possible de tout gérer à l’avance grâce à internet, de quoi éviter pas mal de stress. Les coûts sont modérés (équivalents à un logement off-campus pour les loyers mais avec beaucoup de choses en plus et très bon marché pour les meal plans) et les emplacements parfaits, quasiment sur le campus pour les maisons de North et South. Il y a quatre divisions : North, South, Sussex, Annex, qui proposent des formules de meal plan différentes. La co-op repose sur une communauté : les membres participent aux décisions lors des assemblées générales ou en s’impliquant dans les comités. L’ambiance est plus conviviale et moins anonyme qu’une résidence sur le campus, d’autant plus que de nombreux évènements sont organisés pour faciliter la socialisation (BBQ, semaine d’intégration, soirées…). Le problème est que les maisons sont parfois en mauvais état et sales, tout dépendant de la bonne volonté des membres qui participent aux chores et à l’entretien. L’ambiance dans les maisons dépend aussi beaucoup des roomates (dont le nombre peut atteindre jusqu'à 15), mais de manière générale c’est extrêmement convivial. Dans l’ensemble, la co-op a été pour moi une expérience agréable, qui m’a permis de rencontrer beaucoup de gens d’horizons très divers. Mais il est toujours possible de bouger vers une colocation traditionnelle après quelques mois en co-op si les choses ne se passent pas bien.
Pour les prix, à titre indicatif, je payais 500$ de loyer et 230$ pour le meal plan (déjeuners et diners pendant la semaine+ « house food » à partager entre colocataires le week-end).
En ce qui concerne l’emplacement, l’idéal est bien sûr d’habiter le plus près possible de l’université, pour profiter au maximum de l’expérience du campus et ne pas avoir trop de trajets à faire. Généralement les étudiants habitent dans l’Annex, au Nord-Ouest du campus, entre Spadina et Bathurst à l’Ouest et autour de College au Sud. Avec l’hiver, il devient très important d’avoir peu de trajets à faire à pieds ou d’être situé à proximité d’un arrêt de streetcar.
Une liste de liens utiles pour le logement est disponible sur le site de l’ISXO (voir en annexe), avec aussi des résidences hors campus comme Tartu ou Chestnut, mais elles m’ont semblées toutes les deux peu engageantes.
samedi 21 mars 2009

10 (bonnes) raisons de vivre en co-op

J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer les différentes possibilités de logement pour les étudiants à Toronto, mais là je voudrai me pencher plus particulièrement sur la co-op et faire le bilan de ces quelques mois que j'y ai passé.
Voici donc "pourquoi vivre en coop":

1. c'est pas cher (et c'est sûrement le premier élément qui amène les gens en coop). A titre d'exemple, je paye moins de 550$ par mois pour une chambre (pas grande mais largement suffisante), ce qui est en dessous des prix du marché. Et même avec l'augmentation générale de 50$ par mois votée pour l'année prochaine, ça reste abordable, et sans aucune commune mesure avec les tarifs des dorms on-campus.

2. c'est pas cher (oui, je sais, je me repète... mais ne trouverai jamais 10 points sinon): certaines divisions proposent des meal plans, très bon marché, et plutôt corrects. Il y a différentes options mais à titre d'exemple, je suis dans la South division et je paye moins de 200$ pour les repas de la semaine et de la "house food" à partager entre coloc le week-end et pour les petits-déjeuners (budget de 10$/personne/semaine).

3. l'emplacement est idéal. "off-campus", mais en fait juste en face (pour South, Sussex et North). On peut difficilement faire mieux, surtout pour l'hiver. Ceux qui veulent être plus à l'écart du campus peuvent choisir l'Annex ou Lowther, dans un quartier résidentiel calme, à 10 minutes du campus à pieds.

4. on appartient à une communauté. Difficile de jouer à l'asociable, surtout au dining hall. La coop, avec ses soirées, barbecues, dining hall, comités,... est sans doute l'un des meilleurs moyens de devenir ami avec des canadiens. En particulier, la coop organise une semaine d'orientation.

5. le fonctionnement est démocratique. Les différents comités gèrent la vie quotidienne de la co-op, il est possible de s'y faire élire et de s'impliquer. Il y a deux assemblées générales par an, l'occasion entre autre, de débattre et de voter les augmentations de loyers, ou de passer 20 minutes sur le changement d'une clause insignifiante des by-laws. A voir ne serait-ce que pour étudier le spectacle de la démocratie participative.

6. on rencontre des roommates formidables (avec un peu de chance). On est dix à vivre dans ma maison, dont un écossais adorable et une australienne qui vient juste de nous rejoindre en janvier. Et si jamais le courant ne passe pas avec les gens de la maison, il est toujours facile de nouer des contacts avec les habitants des maisons voisines aux repas. C'est comme ça que je suis parti à New York avec une écossaise et un australien (je vous rassure, tout le monde à Toronto ne vient pas de France, d'Australie ou d'Ecosse!)

7. on participe à la vie d'une communauté. Comme je l'ai déjà évoqué, il est possible de se faire élire à un comité, mais on peut aussi devenir "house rep" ou "house shopper". Et de toute façon, chacun a des tâches hebdomadaires (dans la maison, au dining hall) et des "community hours" à effectuer (peinture, participation à l'organisation d'évènements, publicité etc...).

8. tout est fourni. Machine à laver, lessive, produit d'entretiens, ustensiles de cuisine. Et l'équipe chargée de la maintenance est relativement efficace.

9. la chambre est meublée. Sommairement, certes, mais ça évite d'avoir à transporter un matelas dans le métro depuis l'IKEA de North York.

10. on a beaucoup de libertés. il y a plein de règles contraignantes sur le papier, mais en pratique il est toujours possible de les contourner.


Bien sûr, à toutes ces raisons de vivre en coop correspond des inconvénients: c'est moins cher qu'un dorm, mais ce n'est pas le même luxe; la nourriture n'est pas chère, mais répétitive et correcte, sans plus; la "démocratie" est loin d'être efficace et comme tout repose sur le volontariat et l'implication des membres, la propreté et l'organisation sont vraiment aléatoires, etc.


En bonus pour les futurs habitants de la coop, mes maisons préférées: 95 Willcocks (South), 50 Harbord (Sussex), 368 Huron (Sussex) et 169 Lowther (Lowther). Et la mienne bien sûr, 604 Spadina (South). Elles sont bien placées et surtout plus agréables que les autres.
lundi 22 septembre 2008

Co-op

Pour se loger à Toronto, il y a différentes alternatives:
- on-campus, dans une résidence gérée par l’un des collèges de l’université. Inconvénients : le nombre de places est limité, la réponse tardive, les chambres sont généralement à partager avec un roomate, et les résidences ferment à noël. Avantage : c’est propre, l’ambiance est conviviale, et on est au cœur du campus. Chaque résidence a ses propres particularités (St Michael a par exemple un couvre-feu.)
- off-campus, dans une résidence non gérée par l’université : Tartu ou Chestnut, situés en périphérie du campus. Là, il s’agit de chambres simples et les prix sont plus intéressants qu’on campus. Mais sur Internet, Tartu et Chestnut sont réputés pour leurs rats, puces et morpions…
- off-campus, dans une colocation. Avantage : une plus grande liberté qu’en résidence, un coût moindre. Inconvénients : il faut attendre d’être sur place pour trouver un logement et être prêt à parcourir toute la ville à la recherche de l’appartement idéal. On peut aussi y aller à l’aveugle, grâce à des sites comme Craiglist ; mais il faut se méfier des distances et s’assurer que la chambre sera furnished…
- enfin (il y a sûrement d’autres solutions que j’oublie), il y a la co-op.

La co-op se caractérise d’abord par sa gestion communautaire: il n’y a pas de locataires, mais des membres, pas de loyer, mais des frais de maintenance. A Toronto, Campus Co-op possède 30 maisons, réparties dans différents quartiers autour du campus, formant des divisions (South, North, Lowther, Annex…). Certaines de ces divisions ont un meal plan obligatoire (il y a différentes formules) d’autres non. Pour réduire les coûts des repas, les membres doivent aider en cuisine quelques heures par semaine.
Des activités (BBQ, visites, soirées…) sont régulièrement organisés pour souder la communauté et un système de comités organise la vie de la co-op, et les membres sont priés de s’impliquer. Le maître mot est donc participation (ou sinon…amende !)

Les avantages sont donc : communauté, prix bas (rien à voir avec ceux des résidences), meal plan au choix et emplacement idéal dans Toronto. Après… les inconvénients sont ceux de toutes les communautés auto-gérées. Par exemple, la propreté des parties communes laisse parfois à désirer. Mais globalement l’ambiance et le cadre de vie sont agréables, les gens sympathiques.



Le site de campus co-op: http://www.campus-coop.org
vendredi 27 juin 2008

Ma future maison...

Bon, en fait, visiblement j'aurai seulement une petite chambre au 3e étage, mais ça a l'air sympa :)