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samedi 17 janvier 2009

AGO!!

Depuis le temps que je devais y aller... j'en ai enfin franchi les portes. Mais il faut dire que mi-novembre, lors de sa réouverture, les files d'attente étaient impressionnantes, malgré le froid. Mais de quoi je parle??
De l'AGO bien sûr, l'Art Gallery of Ontario, l'un des plus grands musées d'Amérique du Nord, totalement transformé par l'architecte (natif de Toronto) Franck Gerry. C'est l'événement de l'hiver à Toronto, voire même de l'année: la ville a enfin un musée à la hauteur de ses ambitions.
Le batiment en lui même justifie la visite. La façade de verre et de bois est à l'image des espaces d'expositions: impressionnantes et magnifique. Grands espaces et imposants escaliers en spirale, vitrines toutes en courbes, expositions thématiques plutôt que chronologiques (la représentation des femmes, la caricature à travers les âges, la nature...),... tout respire le neuf, dans un univers chaleureux (bois) et lumineux (verre). On a aussi une magifique vue sur la ville (malheureusement le temps n'était pas vraiment propice).
Les collections sont assez diverses, avec quelques peintures européennes, un impressionnant département d'art canadien (le contraire aurait été étonnant), beaucoup de dessins, des maquettes de bateaux, des pièces d'orfévreries, de l'art contemporain, etc...
Le personnel est très nombreux et attentionné. Nulle part il est indiqué qu'il est interdit de faire des photos, pour éviter justement que les gardiens ne s'ennuient (sérieusement, c'est l'explication qu'on m'a donné). Les audioguides ont été remplacés par un numéro vert à appeller depuis son portable. Enfin, en ce samedi après-midi, j'ai aussi été étonné de voir autant d'enfants dans les couloirs du musée, et surtout dans la partie consacrée à l'art contemporain. Il faut dire que des espaces d'activités ont été prévus, avec tables à dessins et "please touch".
Bref, Toronto a enfin une attraction culturelle incontournable qui intéressera tout le monde.
samedi 13 septembre 2008

Frosh Week

La Frosh Week, c’est la semaine d’intégration à destination des nouveaux étudiants qui entrent à UofT, auxquels se joignent les étudiants internationaux, généralement plus âgés. Le thème cette année, décliné sur les affreux T-shirts verts dont le port était obligatoire : « life is a highway ».

L’objectif de toute cette semaine, c’est de créer un esprit de groupe pour faire en sorte que le nouvel arrivant se sente chez lui sur le campus. L’intégration passe par divers jeux, ice breakers, campus tours et autres activités, mais surtout par les nombreux cheers de plus ou moins bon goût, entonnés à longueur de journée.
La Frosh Week est organisé par les Collèges (UC pour moi), et gérée par des élèves des années supérieures. A UC, on est aussi divisés en maisons (une quinzaine, correspondant aux résidences du collège) et pendant toute la semaine, celles-ci s’affrontent dans une compétition acharnée (ou pas). En gros, pour gagner, il faut crier le plus fort.
Les différents collèges de la Faculty of Arts and Science entretiennent aussi entre eux une rivalité centenaire (exprimée encore une fois dans les cheers), mais se retrouvent dans leur haine commune des engineers. Les deux autres campus de UofT (le principal étant St Georges) sont aussi méprisés car situés en banlieue, voire en pleine campagne (cf. ce cheer à propos de Scarborough se concluant par : « Who wants to live in a fucking farm ! ») Mais finalement, tout le monde est fier d’appartenir à la meilleure université du Canada.
On se retrouve donc avec des cheers pour chaque maison, pour chaque collège (« UC, UC, we are the best » par exemple), et pour l’université en général.
Tous ces affrontements se passent dans une ambiance bon enfant et sont surtout un prétexte pour amener des gens d’origine très diverses à se rencontrer et à échanger: il n’y a rien de mieux pour souder un groupe qu’une lutte artificielle contre un adversaire commun.

Pour ceux qui intègrent UofT, la Frosh week est décisive : c’est une occasion unique de se faire des amis pour les prochaines années, puisqu’à partir du début des cours, une atmosphère beaucoup plus studieuse et moins propice aux rencontres tombe sur le campus. Mais cette semaine est toute aussi importante pour les étudiants en échange, puisqu’elle permet d’être immergé dans la vie d’un campus nord-américain, et bien sûr, de rencontrer plein de gentils canadiens. Surtout, elle permet de vivre quasiment 24h/24, pendant une semaine avec des canadiens, au cœur du campus : les activités commencent à 9h et s’achèvent à 1h, et il est possible, pour les étudiants qui vivent off campus, de passer la semaine en résidence. Laurie en a bien profité, puisque se retrouvant homeless pour la semaine, elle a pu squatter la common room de Mulock (et ses « gender neutral » washrooms).

Pour ma part, cette semaine a été une super expérience. J’ai d’abord été affecté à Langley, avec Maxime, de Sciences Po lui aussi. Une journée a suffi pour comprendre que l’ambiance dans cette maison n’était pas géniale, et dès le lendemain, j’ai rejoint Laurie à Mulock, bien plus accueillante. En l’espace de quelques jours, Mulock a ainsi subi une invasion française, avec l’arrivée de Maxime et Pierre Eliott (alors qu’il y avait déjà auparavant deux français venus faire leurs études à UofT, et Caroline de… Sciences Po Lille, en échange comme nous). Bref, Mulock est vite devenue une maison franco-canadienne !
Heureusement, les canadiens se sont montrés plus intrigués que choqués par les mœurs des crazy french, et ils se sont tous révélés accueillant et adorables.

Comme son nom « life is a higway » semblait l’indiquer, la semaine aura été plus que remplie avec la séance d’hypnotisme, la journée sur l’île, les nombreux BBQ, UC idol, les soirées en clubs, les visites du campus, l’opération blocage de carrefours, les concours de cheers, etc…! D’autant plus qu’au même moment, il a fallu s’installer, régler les questions administratives et bancaires, participer aux activités organisées pour les étudiants internationaux… avant que les cours ne débutent… Mais tout ça, c’est une autre histoire. A suivre donc.
vendredi 27 février 2009

Reading Week. Episode 5: "On peut réserver?"

Spéciale dédicace pour un super restau à Washington: Ben's Chili Bowl. Une institution culinaire depuis plus de 50 ans dans la capitale fédérale. Obama y a dîné quelques jours avant son inauguration. Et l'établissement est même recommandé par le guide du Routard (là, ça aurait du nous mettre la puce à l'oreille).
Oui, c'est un fast food. Oui, la nourriture n'est pas très raffinée (hot dogs, frites et chilli). Mais c'est copieux. Ca fait très américain. Et surtout, on a été traité comme des rois. Il faut dire que la serveuse a immédiatement capté nos regards perdus en entrant dans la salle, et elle a été a-d-o-rable et attentionnée tout au long du repas. Du jamais vu, et l'envie de lui laisser un gros pourboire.
En plus le restau est situé dans U street, le quartier noir de Washington, l'un des seuls coins un peu typique et historique.

PS: inutile de préciser que ce n'était pas la peine d'appeler avant pour réserver et être sûr d'avoir une place, n'est-ce pas Clarisse.
mercredi 1 avril 2009

I love Tim (Hortons)

Après le hockey et la poutine, et en attendant le sirop d'érable, une autre institution canadienne: Tim Hortons. Cette chaine de cafés, concurrente canadienne de Starbucks (et du challenger, lui aussi canadien, Second Cup) est née en 1967 quand Tim Horton, joueur de hockey renommé, décide de se reconvertir dans les affaires. En partenariat avec un investisseur, il transforme son premier établissement de Hamilton en Ontario en une lucrative franchise. En moins d'un demi-siècle, c'est devenu la marque préférée des Canadiens, considérée comme une icone nationale, presqu'au même titre que la feuille d'érable.
Aujourd'hui, la marque s'est étendue à tout le Canada, et même au delà, avec près de 3000 restaurants dans le pays et plus de 500 aux Etats-Unis, ainsi que quelques-uns en Grande-Bretagne et même un en Afghanistan, sur une base de l'armée. Bref, difficile d'y échapper, il y en a à presque tous les coins de rue, et dans chaque centre commercial du pays.
La recette est basique: au menu, café et donuts (ainsi que leur miniature, les Timbits), avec des diversications plus récentes dans les cappuccinos, soupes, sandwiches, bagels ou croissants. Pour moins de 2$, on obtient une immense (aux standards européens) tasse de café. Quant aux donuts, il y en a pour tous les goûts, mon préféré étant bien évidemment le Canadian Dip, au glaçage de sirop d'érable.
De février à mai -on est en plein dedans là - une immense campagne marketing nationale, "rrrroll up the rim", dope les ventes du groupe avec des dizaines de millions de prix à gagner. Depuis son apparition en 1986, cette opération est devenue tellement populaire qu'un appareil pour dérouler les rebords des gobelets a été inventée... Mais les chances de tomber sur un gobelet gagnant du grand prix (une Toyota) sont de 1 sur 11,353,500... et oui!
Pour la petite histoire, s'il l'apostrophe a été supprimée du "Hortons", c'est pour respecter la loi sur la langue française au Québec.
vendredi 22 mai 2009

I. Avant le départ. 4. Le logement

Avec la confirmation de l’ISXO, arrive aussi la question du logement, puisqu’il faut choisir de loger on ou off campus. Si UofT précise qu’elle ne peut pas garantir de logement à tous les étudiants en échange, en pratique tous ceux qui demandent une chambre sur le campus l’obtiennent. Seulement, si les résidences gérées par l’université sont très bien placées, bien organisées et proposent différentes options (de la chambre à partager à l’appartement), elles s’avèrent aussi très coûteuses, en particulier avec les meal plans parfois obligatoires, et ferment pendant les vacances. Il existe donc différentes solutions alternatives, pour ceux qui recherchent davantage de souplesse que les résidences du campus. Il est bien sûr possible de rechercher une colocation aux alentours du campus, depuis la France grâce à des sites comme Craigslist, ou en arrivant au cours de l’été pour visiter plusieurs appartements.
Une solution intermédiaire entre résidence et colocation existe, et c’est celle que j’ai choisie : la vie en co-op, une association qui gère de façon communautaire une vingtaine de maisons. Il est possible de tout gérer à l’avance grâce à internet, de quoi éviter pas mal de stress. Les coûts sont modérés (équivalents à un logement off-campus pour les loyers mais avec beaucoup de choses en plus et très bon marché pour les meal plans) et les emplacements parfaits, quasiment sur le campus pour les maisons de North et South. Il y a quatre divisions : North, South, Sussex, Annex, qui proposent des formules de meal plan différentes. La co-op repose sur une communauté : les membres participent aux décisions lors des assemblées générales ou en s’impliquant dans les comités. L’ambiance est plus conviviale et moins anonyme qu’une résidence sur le campus, d’autant plus que de nombreux évènements sont organisés pour faciliter la socialisation (BBQ, semaine d’intégration, soirées…). Le problème est que les maisons sont parfois en mauvais état et sales, tout dépendant de la bonne volonté des membres qui participent aux chores et à l’entretien. L’ambiance dans les maisons dépend aussi beaucoup des roomates (dont le nombre peut atteindre jusqu'à 15), mais de manière générale c’est extrêmement convivial. Dans l’ensemble, la co-op a été pour moi une expérience agréable, qui m’a permis de rencontrer beaucoup de gens d’horizons très divers. Mais il est toujours possible de bouger vers une colocation traditionnelle après quelques mois en co-op si les choses ne se passent pas bien.
Pour les prix, à titre indicatif, je payais 500$ de loyer et 230$ pour le meal plan (déjeuners et diners pendant la semaine+ « house food » à partager entre colocataires le week-end).
En ce qui concerne l’emplacement, l’idéal est bien sûr d’habiter le plus près possible de l’université, pour profiter au maximum de l’expérience du campus et ne pas avoir trop de trajets à faire. Généralement les étudiants habitent dans l’Annex, au Nord-Ouest du campus, entre Spadina et Bathurst à l’Ouest et autour de College au Sud. Avec l’hiver, il devient très important d’avoir peu de trajets à faire à pieds ou d’être situé à proximité d’un arrêt de streetcar.
Une liste de liens utiles pour le logement est disponible sur le site de l’ISXO (voir en annexe), avec aussi des résidences hors campus comme Tartu ou Chestnut, mais elles m’ont semblées toutes les deux peu engageantes.
mardi 26 mai 2009

II. L'installation. 4. La Frosh Week

Quand les papiers arrivent de Toronto au cours de l’été, vient la question de la participation à la Frosh week, la semaine d’intégration des premières années. Parmi les éléments décourageants :le coût relativement élevé de la semaine, la différence d’âge avec la plupart des participants, le rythme chargé d’activités pas forcément passionnantes. Mais je conseille d’y participer, ne serait-ce que pour les rencontres (généralement éphémères) et l’ambiance (même s’il est un peu traumatisant de se retrouver projeté au milieu de tout ça pour ses premiers jours au Canada). Au programme : cheers, jeux divers, compétitions entre houses (équipes), soirées et découverte du campus. La Frosh Week est organisée par des étudiants plus âgés, et géré au niveau des colleges. Le système est assez complexe, mais il faut savoir que UofT est divisée en facultés et que la faculté d’Art and Science à laquelle on est rattaché est elle-même divisée en colleges qui ont un rôle davantage social qu’académique. La plupart des étudiants de Sciences Po ont été rattachés à University College, mais il est possible de préciser un choix au moment de l’inscription.
samedi 31 janvier 2009

The Distillery District

Encore plus à l'Est que St Lawrence Market, on trouve le Distillery District, un magnifique exemple de l'architecture industrielle du XIXe siècle. L'ancienne distillerie a maintenant été largement rénovée, et l'ensemble a été transformé en quartier branché, entièrement piéton, avec galeries d'art, restaurants et petites boutiques.
Le quartier est comme une petite bulle préservée...
...mais dès qu'on regarde autour, on tombe sur des condominiums......ou pire, d'affreux billboards donnant sur l'autoroute voisine.
jeudi 14 mai 2009

Time to say goodbye :'(

Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de dire au-revoir et de passer à autre chose... mais sans oublier les deux semestres passés ici à Toronto (ça serait difficile de toute façon). Donc petite séance de dédicace à tous les gens qui m’ont accompagné pendant cette année à Toronto (110 personnes rencontrées ici, d’après Facebook).
Merci donc:
- Aux gens de la Frosh week avec lesquels les contacts se sont (trop) vite rompus, mais avec lesquels on a passé une super semaine d’orientation : Kyle, Anne, Julia.
- Tous les membres de la coop croisés au dining hall et ailleurs : Justin, Natasha, Genny, Maral, Rachel, Shoshana, Philipp, Kelsea, Adam, et au deux help-cook Helene et Liz, avec lesquels j’ai partagé la dining hall chore du jeudi matin. Merci aussi à Bryce, trop vite reparti en Australie. Et puis à l’inconnue qui m’a toujours souri aux repas, mais sans qu’on échange jamais plus qu’un « hi » amical.
- Mes housemates, Dan, Rhiannon, Alex. Et puis les autres auxquels j’aurai peut-être du plus parler :Stan, Olivia, Ping (merci pour internet !), Elaine, et la fille dont je n’ai jamais su le nom.
- Les responsables de la coop, qui font du bon boulot avec peu de moyens. Matt, le chef, un plaisir de travailler avec lui. Shae, au bureau, toujours adorable et dévouée. (non, je n’irai pas jusqu’à citer Tricia et ses e-mail inutiles et incompréhensible. Mais elle m’a bien fait marrer avec son idée de buzz sur youtube pour promouvoir la vie en coop)
- Toutes les personnes rencontrées en soirées, de la coop ou autre : Rachad, Yuri, Sarah, Simone, Fiona, Xander, Chris, Natalia, Emily, Sarah, Hannah, Meg, Rory, Claire, David, Thom, Jean-Patrick, Luke, Bjorn, Eden, Nero, Emmie, Tarika,… pour beaucoup on n’a malheureusement pas eu l’occasion de se revoir en dehors des soirées, à part peut-être pour Emmie (épique voyage à New York !) et Tarika (le fameux holi indien…).
- Les gens rencontré grâce à l’EFUT, le club francophone : Antonin et Anastacia, de super-execs. Tristan, Anna, Sunny, Romain, Barbara, Salah et Sergei. Félicia et Jordan aussi, de retour de leur année d’échange à Paris. Et puis Rachel et Céline, grâce auxquelles le week-end à Montréal – entre autre – aura été un grand moment (merci par la même occasion à Karine qui nous y a accueilli à bras grands ouverts)
- L’équipe de nageuses de UofT, une super bande de roomates pour Laurie, chez qui j’ai passé pas mal de temps : Poppy, Brittney, Kristin, Heather, Maxine…Elles ont toujours été très accueillantes et ont supporté le squattage de leur cuisine/salon.
- Les gens rencontrés en cours, pas si nombreux que ça : Antonio (on ne s’est pas vraiment rencontré dans la classroom, mais on va prétendre que si) et Jessica, dont la présence m’a donné une motivation pour aller tous les jeudis en cours de 17h à 18h.
- Le groupe d’étudiants internationaux rencontrés pour la plupart dès les premières semaines et qui s’est étoffé progressivement : Blanca, Gilbert, Rainer, Jasmin, Emilie, Shizuka, Sharu, Ayaka, etc. On va tous être aux quatre coins du monde maintenant…
- Bien sûr je n’oublie pas la Sciences Po Team, Jean-Baptiste, Alice, Caroline, Pierre-Eliott, Laurie… toujours là du début à la fin.
- Les gens rencontré trop tard : Krystie, Céline (la seule à être citée deux fois!), Colin, Jonah...
- Les gens de passage à Toronto : Steph, Marie T.
- Et puis les weirdos et les stalkers aussi. Ils se reconnaîtront.
- Et ceux que j’ai oublié. Qu’ils ne se sentent pas vexés et qu’ils se signalent pour que je les ajoutent quelque part.

Bref, merci à vous tous pour cette année inoubliable.
Un bilan plutôt satisfaisant pour quelqu’un qui avait peur de se retrouver « perdu dans la mégacité », non ?

Et une note finale pour tous ceux qui m’on accompagné à distance, de façon plus ou moins régulière, mais toujours apprécié : Fanny (d’ailleurs il faudrait qu’on mette fin à notre « poke war » un de ses jours…), Ruben, Christophe, Laura, Grace, Guillaume, Marjolaine, Ludivine, Marie B., Ilana et Clarisse (merci les filles pour Washington !), Clotilde, Gabrielle, ma famille, mes frères et leurs messages adorables. Et Brice ;)
vendredi 17 avril 2009

Spring Awakening, bis

L'ayant beaucoup aimé à Broadway, j'ai profité du bref passage de la comédie musicale Spring Awakening à Toronto pour la voir une seconde fois.
Spring Awakening, c'est d'abord une pièce de théâtre du dramaturge allemand Frank Wedekind (1864-1918), considérée comme un précurseur de l'impressionnisme allemand. Jusqu'à son adaptation par Max Reinhardt en 1906, Spring Awakening était unanimement condamné pour pornographie et immoralité. En effet, la pièce dépeint l'entrée dans l'âge adulte d'un groupe d'adolescents dans une petite ville allemande des années 1890. Ceux-ci se lèvent contre le monde corseté de leurs parents et les conventions bourgeoises. Dans le sang et les larmes, ils perdent progressivement leur innocence, alors que les parents se révèlent impuissants à contenir les désirs d'émancipation de leurs enfants. Avec une touche d'humour, de lyrisme et de réalisme, Wedekind entendait montrer que l'ignorance est la plus grande menace qui pèse sur les jeunes adultes.

Adaptée en musical en 2006, la pièce devient un spectacle provocant et entrainant aux accents rocks. Les thèmes très modernes et toujours d'actualité dont il est question en on fait un succès instantané à Broadway, avec 8 Tony Awards, dont celui de meilleure comédie musicale, plus une tournée nord-américaine et des adaptations dans le monde entier. Toutefois, j'avoue avoir été un peu déçu par la prestation de Toronto...le cast de la tournée est indéniablement moins bon que celui de New York.
Le Canon Theater
samedi 22 novembre 2008

A propos de la météo

Hier a sans doute été la journée la plus froide depuis mon arrivée. Et ce matin, en ouvrant le journal de la veille (oui, j'ai un jour de décalage), je tombe sur les températures:
morning: -8 (real feel: -17)
afternoon: -2 (real feel: -9)
evening: -5 (real feel: -16)
et on n'était que le 21 novembre (pour mémoire, les mois les plus froids sont janvier/février)...
lundi 23 février 2009

Reading Week. Episode 1: New York

La "reading week" a été l'occasion pour beaucoup de migrer vers le sud en quête d'un peu de soleil. Plutôt que la côte Ouest des Etats-Unis ou les Caraïbes, j'ai préféré retourner à New York, avant de me diriger vers Washington. Le résultat de cette semaine très intense: un bon milier de photos et de super souvenirs.
A New York, j'ai retrouvé Clarisse (de Washington) et Nolwenn (de Chicago). En un week-end, on a parcouru (à pieds) l'île de Manhattan de long en large... Du Metropolitan Museum aux rues bouillonnantes de Chinatown, en passant par le pont de Brooklyn, Greenwich Village, Soho, Time Square, Central Park et la Frick collection... pas le temps de souffler! Et j'oublie les arrêts dans les boutiques de la 5e avenue.

samedi 13 décembre 2008

Cours: Business and Environmental Change (GGR335)

Ce cours du département de géographie se propose d'étudier la manière dont le monde de l'entreprise et de la finance intègre et gère les problématiques du changement climatique, et plus particulièrement du réchauffement de la planète. Les thèmes abordés sont très variés, assez techniques, avec la majeure partie du cours consacrée à la finance environnementale et l'intégration de l'environnement au marché. L'occasion d'en apprendre davantage sur les marchés du carbone, l'investissement responsable, les "weather derivative", le capital risque et l'investissement dans les énergies renouvelables.
Le mid-term est du genre "short answer questions", assez simple si l'on a bien compris les PowerPoint des leçons (mis en ligne sur internet). Le (short) research paper final (6 pages interligne 1,5) donne lieu à un "proposal" de quelques pages où faut défendre le sujet choisi: il s'agit de choisir une entreprise ou d'effectuer une comparaison entre plusieurs d'un même secteur, de présenter et d'évaluer leurs politiques environnementales. L'examen final se compose à moitié de questions courtes, l'autre moitié étant deux essays de quelques pages.
Un cours vraiment intéressant et pas si difficile qu'il n'y parait: le prof revient régulièrement sur les mêmes points afin de s'assurer que tout le monde a bien compris. Les lectures étaient nombreuses, mais très utiles pour approfondir le cours magistral. Dommage que le recueil de texte, réalisé pendant l'été, et donc avant la crise et la chute du prix du pétrole, soit déjà dépassé: la démonstration que dans ce domaine très nouveau, tout évolue très vite et peut être remis en cause du jour au lendemain.
mardi 11 novembre 2008

A la plage!

Et oui, il y a des plages à Toronto! et pas seulement sur l'île: à quelques minutes de tramway du centre ville, on se retrouve au milieu d'une charmante cité balnéaire, avec des étendues de sable, des vagues, et surtout beaucoup de vent! On se croirait vraiment à la mer! Par contre, si en novembre la question ne se pose pas, je déconseille quand même la baignade en été: le lac Ontario est quand même très pollué...




mardi 2 juin 2009

IV. Toronto. 3. L'hiver

L’hiver est sans doute la saison la plus marquante et la plus longue. Cette année, la période de froid a débuté fin novembre et a duré jusqu’en avril (avec encore des chutes de neige au début du mois), avec bien sûr des périodes de redoux entre temps. Mais finalement, cette expérience n’a pas été aussi traumatisante qu’on aurait pu le croire : l’hiver n’est pas si difficile à vivre que l’on peut le craindre (peut-être parce que j’ai échappé aux tempêtes de neige pendant la période de noël) et la ville s’adapte au froid. Pendant toute la période, les rues se couvrent de neige et c’est magnifique (sauf quand ça commence à fondre et que les rues sont pleines de neige fondue marronnasse). Seulement, la vie ralenti fortement et tout devient très calme jusqu’aux premiers signes du printemps.
L’essentiel pour bien profiter de l’hiver, c’est d’être bien équipé, afin de pouvoir continuer à vivre et sortir malgré tout : il ne faut pas hésiter à investir dans des boots, des gants, un bonnet et surtout un bon manteau qui permet de cumuler les épaisseurs.
lundi 4 mai 2009

New College ou le paradis en face de chez moi (ok, j’exagère un peu)

Comme son nom l’indique, New College est l’un des plus récent collèges de UofT (rien à voir donc avec Trinity ou UC). C’est aussi celui le plus proche de chez moi, puisqu’il se situe juste en face de ma maison. Mais il a fallu attendre la coupure de ma connexion internet pour que je parte à sa découverte… Au menu: un “lounge” confortable au premier étage, un grand “quad” au milieu, une petite bibliothèque avec plein de magasines, et un immense dining hall. Heureusement que je n’ai pas découvert ça plutôt, sinon le brunch à volonté du dimanche m’aurait été fatal. Imaginez: pâtisseries, gaufres, toasts, fruits, boissons, et puis sandwichs, burgers, pâtes, pizzas, stir fries, salades, etc, le tout sans aucune limitation. (je précise que pour compenser, on a enchainé avec une promenade de trois heures à travers Toronto).

IMG_1177 Ma gaufre chantilly, yahourt, chocolat, sirop d’érable. (notez la salade de fruit sur le coté)

mercredi 15 avril 2009

Trinity College

University College (UC) n'est pas le seul collège fondateur de UofT. En fait, Trinity, ou Trin, a même été établi deux ans auparavant, en 1851.
Ce collège anglican inspiré de Cambridge et Oxford se caractérise notamment par sa sélectivité et l'obligation de porter la robe traditionnelle pour les diners...comme dans Harry Potter. Et il est vrai que les lieux ont des petits airs de Poudlard (jusqu'à des batailles de baguettes dans la cours! je ne plaisante pas). Il y a même une société secrète controversée qui se perpétue depuis le milieu du XIXe siècle.
Plus sérieusement, Trinity propose des programmes d'immunologie, d'"éthique, société et loi", de relations internationales (en undergraduate) et abrite une faculté de "divinity" (théologie apparement). Le Centre Munk (du nom d'un homme d'affaire canadien toujours vivant qui en a financé la construction) d'études internationales est aussi rattaché à Trinity.
Anecdote inutile: l'architecte de la chapelle est aussi celui qui a dessiné les cabines téléphonique londoniennes.