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vendredi 29 mai 2009

III. UofT. 3. La vie sociale sur le campus

Avec un campus aussi immense que celui de St George (le campus principal de UofT où est située la faculté d’Art and Science) et autant d’étudiants, la participation à des activités extra-scolaires s’avère particulièrement importante si l’on veut s’intégrer et rencontrer des gens. En effet, on se rend compte assez vite que la salle de cours n’est pas le lieu où l’on va socialiser avec des canadiens : les clubs et autres structures s’avèrent plus appropriées pour développer des relations suivies. Petit tour d’horizon des différents lieux à connaître et à fréquenter :
Hart House, ouverte 365 jours/365 est une maison des étudiants à la taille impressionnante. Pub, piscine, salle de sport, salle de musique, cours en tout genre, journée à la ferme,… il serait dommage de ne pas en profiter.
Concernant le sport encore, l’Athletic Centre a aussi une piscine et des salles de gyms. Des lockers sont disponibles à la location pour l’année. Tout au long de l’année, il est possible d’assister à des compétitions sportives. À voir : le hockey, sport national, et le football américain.
Les student unions offrent différents services et animent la vie sociale du campus. A noter que le student union d’Innis College organise des projections gratuites de film chaque semaine, parfois en avant première ou en présence du réalisateur. A UC, le student union organise chaque mois une soirée « open house » avec open mic et free coffee dans la confortable Junior Common Room (JCR pour les intimes).
De manière générale, le nombre de clubs existants à UofT est impressionnant, à vous de faire votre choix selon vos centres d’intérêt. Mention spéciale tout de même pour l’EFUT, le club francophone très actif tout au long de l’année (pub nights tous les mois, pièce de théâtre, week-end en forêt, séjour à Montréal, différentes réceptions avec profusion de fromage, et un dîner de noël qui vaut le détour, entre autres).
jeudi 28 mai 2009

III. UofT. 2. Les services de l'université

Toutes les inscriptions aux cours sont gérés par l’ISXO, service très dynamique et attentionné ; le passage par leur bureau est l’une des premières choses à faire en arrivant à Toronto.
Il ne faut pas confondre ISXO et ISC (le second point de passage obligé). L’International Student Centre accompagne les très nombreux étudiants non-canadiens de l’université tout au long de leur scolarité. Il gère l’UHIP, assurance obligatoire à souscrire (600$ pour 9 mois), organise des événements (soirées film, BBQ, soirées d’halloween, etc.), des excursions (chutes du Niagara, week-end au parc Algonquin,…), des visites de la ville, des cours de conversation,… le tout résumé dans une newsletter hebdomadaire. Les excursions sont un bon moyen de découvrir les alentours de Toronto et de sortir un peu de la ville, les soirées sont à éviter et les projections de films ont un succès assez limité.
Les bibliothèques : la principale est Robarts, ouverte 24h/24 pendant les examens, facilement visible (on aime ou on n’aime pas). Mais il y en a beaucoup d’autres à découvrir partout sur le campus. La T-Card obtenue au début de l’année sert de carte de photocopie et de carte de bibliothèque ; elle permet d’emprunter pour un temps assez long un grand nombre d’ouvrages (et des DVD). Mais attention : les retards se traduisent en amendes.
Pour ceux qui souhaitent travailler, le career centre rassemble de nombreuses offres de travail et propose des services d’aide pour les CV. Mais avec le permis d’étude, il n’est possible de travailler que sur le campus, à moins de faire du baby-sitting ou du French tutoring non déclarés.
Les colleges offrent aussi différents services (salles communes, bibliothèques, centre d’aide à la rédaction, aide sociale…) et apportent un environnement plus humain dans une université gigantesque.
mercredi 27 mai 2009

III. UofT. 1. Les cours

La liste des cours disponibles pour les étudiants en échange est impressionnante, puisque tous les domaines d’étude de la faculté d’Art and Science sont accessibles sauf commerce et drama, et avec quelques restrictions pour les cours de 4e année. Que ce soit l’histoire de l’art, la géographie, les cinema studies ou la biologie, il y en a pour tous les goûts, je ne vais donc pas m’attarder à décrire les cours que j’ai suivi et me contenter de quelques généralités. Il faut vraiment profiter de la grande diversité des cours proposés pour étudier des sujets qu’il n’est pas possible de suivre à Sciences Po, tout en essayant de garder une cohérence avec son parcours.
Les cours sont soit full year soit half year, ce qui signifie qu’un full year course se poursuit sur les deux semestres. Je n’ai pris que des cours d’un semestre, pour varier les sujets et limiter les risques (faibles de toute façon) de non-validation. Les étudiants en échanges peuvent prendre de 3 à 5 cours par semestre et Sciences Po demande la validation de 3 à 5 crédits pour l’année (les cours valant 0,5 crédit pour ceux au semestre et 1 crédit pour ceux à l’année). 4 cours par semestre semble une bonne moyenne et la charge de travail est supportable (mais varie énormément selon les cours). Toutefois, je conseillerais de s’inscrire au départ au maximum de cours possible, pour avoir davantage de choix. En effet, les premières semaines du semestre sont la période d’add and drop : il est possible d’ajouter et d’abandonner des cours pendant assez longtemps dans le semestre, l’occasion d’essayer plusieurs options pour se constituer l’emploi du temps idéal. Une donnée à prendre en compte est aussi le coût des livres, parfois très important. A noter que certains cours proposent en plus des lectures des tutorials, obligatoires ou non, mais toujours intéressants à suivre pour progresser à l’oral et obtenir des éclaircissements sur le cours magistral.
Un cours est validé quand on obtient 50%, ce qui s’avère assez facile pour les cours de 2e et 3e année (je n’ai pas testé au-delà). La charge de travail est généralement concentrée au milieu du semestre, pour les mid-terms (test et/ou paper) et à la fin, avec le rendu des derniers travaux (les plus importants et les plus longs) et les examens (en classe ou pendant la période d’examens). Il est bien sûr conseillé de faire régulièrement ses lectures, abondantes.
mardi 26 mai 2009

II. L'installation. 4. La Frosh Week

Quand les papiers arrivent de Toronto au cours de l’été, vient la question de la participation à la Frosh week, la semaine d’intégration des premières années. Parmi les éléments décourageants :le coût relativement élevé de la semaine, la différence d’âge avec la plupart des participants, le rythme chargé d’activités pas forcément passionnantes. Mais je conseille d’y participer, ne serait-ce que pour les rencontres (généralement éphémères) et l’ambiance (même s’il est un peu traumatisant de se retrouver projeté au milieu de tout ça pour ses premiers jours au Canada). Au programme : cheers, jeux divers, compétitions entre houses (équipes), soirées et découverte du campus. La Frosh Week est organisée par des étudiants plus âgés, et géré au niveau des colleges. Le système est assez complexe, mais il faut savoir que UofT est divisée en facultés et que la faculté d’Art and Science à laquelle on est rattaché est elle-même divisée en colleges qui ont un rôle davantage social qu’académique. La plupart des étudiants de Sciences Po ont été rattachés à University College, mais il est possible de préciser un choix au moment de l’inscription.
samedi 23 mai 2009

II. L'installation. 1. L'arrivée

Il est préférable d’arriver avant la première semaine de septembre : en effet, si les cours ne commencent pas tout de suite, cette semaine marque la réouverture de l’université et l’arrivée de la majorité des étudiants sur le campus. Arrivé le dernier week-end d’août, tout c’est très vite enchaîné pour moi entre l’installation dans ma chambre, l’ouverture d’un compte en banque, l’achat d’un téléphone portable, les différentes activités de la semaine d’intégration (avec l’université et avec la coop), les formalités administratives, etc.
jeudi 14 mai 2009

Time to say goodbye :'(

Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de dire au-revoir et de passer à autre chose... mais sans oublier les deux semestres passés ici à Toronto (ça serait difficile de toute façon). Donc petite séance de dédicace à tous les gens qui m’ont accompagné pendant cette année à Toronto (110 personnes rencontrées ici, d’après Facebook).
Merci donc:
- Aux gens de la Frosh week avec lesquels les contacts se sont (trop) vite rompus, mais avec lesquels on a passé une super semaine d’orientation : Kyle, Anne, Julia.
- Tous les membres de la coop croisés au dining hall et ailleurs : Justin, Natasha, Genny, Maral, Rachel, Shoshana, Philipp, Kelsea, Adam, et au deux help-cook Helene et Liz, avec lesquels j’ai partagé la dining hall chore du jeudi matin. Merci aussi à Bryce, trop vite reparti en Australie. Et puis à l’inconnue qui m’a toujours souri aux repas, mais sans qu’on échange jamais plus qu’un « hi » amical.
- Mes housemates, Dan, Rhiannon, Alex. Et puis les autres auxquels j’aurai peut-être du plus parler :Stan, Olivia, Ping (merci pour internet !), Elaine, et la fille dont je n’ai jamais su le nom.
- Les responsables de la coop, qui font du bon boulot avec peu de moyens. Matt, le chef, un plaisir de travailler avec lui. Shae, au bureau, toujours adorable et dévouée. (non, je n’irai pas jusqu’à citer Tricia et ses e-mail inutiles et incompréhensible. Mais elle m’a bien fait marrer avec son idée de buzz sur youtube pour promouvoir la vie en coop)
- Toutes les personnes rencontrées en soirées, de la coop ou autre : Rachad, Yuri, Sarah, Simone, Fiona, Xander, Chris, Natalia, Emily, Sarah, Hannah, Meg, Rory, Claire, David, Thom, Jean-Patrick, Luke, Bjorn, Eden, Nero, Emmie, Tarika,… pour beaucoup on n’a malheureusement pas eu l’occasion de se revoir en dehors des soirées, à part peut-être pour Emmie (épique voyage à New York !) et Tarika (le fameux holi indien…).
- Les gens rencontré grâce à l’EFUT, le club francophone : Antonin et Anastacia, de super-execs. Tristan, Anna, Sunny, Romain, Barbara, Salah et Sergei. Félicia et Jordan aussi, de retour de leur année d’échange à Paris. Et puis Rachel et Céline, grâce auxquelles le week-end à Montréal – entre autre – aura été un grand moment (merci par la même occasion à Karine qui nous y a accueilli à bras grands ouverts)
- L’équipe de nageuses de UofT, une super bande de roomates pour Laurie, chez qui j’ai passé pas mal de temps : Poppy, Brittney, Kristin, Heather, Maxine…Elles ont toujours été très accueillantes et ont supporté le squattage de leur cuisine/salon.
- Les gens rencontrés en cours, pas si nombreux que ça : Antonio (on ne s’est pas vraiment rencontré dans la classroom, mais on va prétendre que si) et Jessica, dont la présence m’a donné une motivation pour aller tous les jeudis en cours de 17h à 18h.
- Le groupe d’étudiants internationaux rencontrés pour la plupart dès les premières semaines et qui s’est étoffé progressivement : Blanca, Gilbert, Rainer, Jasmin, Emilie, Shizuka, Sharu, Ayaka, etc. On va tous être aux quatre coins du monde maintenant…
- Bien sûr je n’oublie pas la Sciences Po Team, Jean-Baptiste, Alice, Caroline, Pierre-Eliott, Laurie… toujours là du début à la fin.
- Les gens rencontré trop tard : Krystie, Céline (la seule à être citée deux fois!), Colin, Jonah...
- Les gens de passage à Toronto : Steph, Marie T.
- Et puis les weirdos et les stalkers aussi. Ils se reconnaîtront.
- Et ceux que j’ai oublié. Qu’ils ne se sentent pas vexés et qu’ils se signalent pour que je les ajoutent quelque part.

Bref, merci à vous tous pour cette année inoubliable.
Un bilan plutôt satisfaisant pour quelqu’un qui avait peur de se retrouver « perdu dans la mégacité », non ?

Et une note finale pour tous ceux qui m’on accompagné à distance, de façon plus ou moins régulière, mais toujours apprécié : Fanny (d’ailleurs il faudrait qu’on mette fin à notre « poke war » un de ses jours…), Ruben, Christophe, Laura, Grace, Guillaume, Marjolaine, Ludivine, Marie B., Ilana et Clarisse (merci les filles pour Washington !), Clotilde, Gabrielle, ma famille, mes frères et leurs messages adorables. Et Brice ;)
lundi 4 mai 2009

New College ou le paradis en face de chez moi (ok, j’exagère un peu)

Comme son nom l’indique, New College est l’un des plus récent collèges de UofT (rien à voir donc avec Trinity ou UC). C’est aussi celui le plus proche de chez moi, puisqu’il se situe juste en face de ma maison. Mais il a fallu attendre la coupure de ma connexion internet pour que je parte à sa découverte… Au menu: un “lounge” confortable au premier étage, un grand “quad” au milieu, une petite bibliothèque avec plein de magasines, et un immense dining hall. Heureusement que je n’ai pas découvert ça plutôt, sinon le brunch à volonté du dimanche m’aurait été fatal. Imaginez: pâtisseries, gaufres, toasts, fruits, boissons, et puis sandwichs, burgers, pâtes, pizzas, stir fries, salades, etc, le tout sans aucune limitation. (je précise que pour compenser, on a enchainé avec une promenade de trois heures à travers Toronto).

IMG_1177 Ma gaufre chantilly, yahourt, chocolat, sirop d’érable. (notez la salade de fruit sur le coté)

mercredi 15 avril 2009

Trinity College

University College (UC) n'est pas le seul collège fondateur de UofT. En fait, Trinity, ou Trin, a même été établi deux ans auparavant, en 1851.
Ce collège anglican inspiré de Cambridge et Oxford se caractérise notamment par sa sélectivité et l'obligation de porter la robe traditionnelle pour les diners...comme dans Harry Potter. Et il est vrai que les lieux ont des petits airs de Poudlard (jusqu'à des batailles de baguettes dans la cours! je ne plaisante pas). Il y a même une société secrète controversée qui se perpétue depuis le milieu du XIXe siècle.
Plus sérieusement, Trinity propose des programmes d'immunologie, d'"éthique, société et loi", de relations internationales (en undergraduate) et abrite une faculté de "divinity" (théologie apparement). Le Centre Munk (du nom d'un homme d'affaire canadien toujours vivant qui en a financé la construction) d'études internationales est aussi rattaché à Trinity.
Anecdote inutile: l'architecte de la chapelle est aussi celui qui a dessiné les cabines téléphonique londoniennes.
lundi 13 avril 2009

Le point météo

Ça y est, la neige et l’hiver semblent être derrière nous… le soleil est revenu, les pelouses du campus reverdissent et se remplissent. Les terrasses des cafés et restaurants rouvrent timidement. Malgré le soleil, la chaleur n’est pas encore au rendez-vous, malheureusement.

samedi 11 avril 2009

Soirée Salsa

Jeudi dernier marquait la fin des cours à UofT... et oui, déjà. Mais les examens arrivent après le week-end de Paques. Jeudi soir était aussi l'occasion pour les nombreux clubs de l'université d'organiser leur soirée de fin d'année. C'était notamment le cas du club de salsa...
J'avoue, si j'ai vaguement essayé d'apprendre quelques pas, j'ai surtout profité du buffet bien garni.
mardi 3 mars 2009

Pour les anglophones

Le blog de Dan, mon flatmate écossais, à propos de sa vie à Toronto. Il y décrit une expérience radicalement différente, même si on est tous les deux exchange students: son université à Glasgow est bien plus exigeante que Sciences Po. Il doit prendre 5 cours par semestres, dans le département d'histoire exclusivement, ce qui lui fait finalement beaucoup plus de travail que moi. Surtout, ses résultats académiques sont pris en compte et chacun de ses profs doit remplir une fiche d'évaluation à la fin du semestre, envoyée à Glasgow. Il a donc aussi beaucoup plus de pression sur les épaules, et son année à Toronto ne ressemble pas vraiment à des vacances.
jeudi 12 février 2009

University College

UC est l'un des collèges fondateurs de l'University of Toronto (j'en ai déjà parlé il y a un moment, ici). Le bâtiment principal présente une intéressante architecture digne d'Harry Potter, et en fait le cadre idéal pour les photos de mariage en été.

vendredi 23 janvier 2009

Panique sur le campus...

Bon, pas grand chose de nouveau cette semaine... donc un post à base de captures d'écran du film L'incroyable Hulk, par le réalisateur (français) Louis Leterrier, avec Edward Norton et Liv Tyler. Aucun rapport avec Toronto a priori. Si ce n'est dans le film, le campus de UofT a servi de décor pour une université fictive située en Virginie.
University College (ils ont un peu abusé sur le traitement de l'image par ordinateur)...
... le Medical Sciences Building...
...le cadre idyllique du campus...
...mais c'est de courte durée...
...l'armée donne l'assaut...
...course poursuite...
...jusque dans les couloirs de UC...
...l'autre façade de UC, réinventée en image de synthèse......une verrière qui n'existe pas en vrai et que Hulk explose...
...et finalement Hulk qui se réveille.
dimanche 18 janvier 2009

Merci l'EFUT!

Encore une fois, un article à la gloire de l'EFUT, le club francophone hyper-actif de l'université. Tout est prétexte à bien manger. La semaine dernière, c'était l'inauguration de "Français sans frontières", une expositions d'œuvres de jeunes artistes de l'université abordant la question de la francophonie, rien que ça. Pour le vernissage, les membres du club avaient encore une fois vu les choses en grand, avec dégustation de vin (canadien, donc pas top), fromages (canadien aussi, mais là c'était pas un problème) et baguette à volonté. Encore une fois, je pense que la tonne de brie que j'ai "dégusté" aura des répercussions sur mon embonpoint. L'EFUT n'est pas très bon pour la ligne.
Et dire que la semaine prochaine je pars en week-end avec eux...
[Le buffet ayant monopolisé mon attention, je n'ai - à ma grande honte - pas grand chose à dire sur les œuvres exposées.]
lundi 15 décembre 2008

Cours: Immigration to Canada (HIS 312F)

L'immigration étant une composante fondamentale de la construction du Canada, ce cours offre une parfaite introduction à l'Histoire du pays, depuis l'immigration vers la Nouvelle France jusqu'au multiculturalisme. Souvent anecdotique (et ennuyeux), le cours magistral n'en est pas moins très riche, mais le plus intéressant est sans doute le tutorial, une heure (en fait 45 minutes), toutes les deux semaines, en petit groupe.
Pour mieux comprendre le travail de l'historien, le premier devoir est une étude d'une source primaire: les lettres d'une immigrante irlandaise à une amie. Le mid-term, qui arrive tard dans le semestre, consiste à rédiger de courts paragraphes sur une série de concepts ou de personnages abordés dans les lectures ou le cours magistral. Il y a aussi un research paper, à choisir parmi une quarantaine de thèmes possibles (de l'immigration au Newfoundland dans les années 1830 aux politiques d'accueil des réfugiés depuis 1970). L'examen final de deux heures se compose de deux essays, au choix là encore.
dimanche 14 décembre 2008

Cours: History of Advertising (HIS 316S)

A raison de deux fois deux heures par semaine, ce cours d'Histoire étudie l'évolution de la publicité en Amérique du Nord depuis le 19e siècle, que ce soit dans sa forme ou ses contenus. Au total, la moitié des leçons (au moins) est consacrée à des visionnages de spots publicitaires ou de documentaires, ce qui peut sembler attrayant au début, mais devient vite lassant quand on se rend compte que le prof n'apporte pas tant de valeur ajoutée que ça, et qu'on se retrouve sans beaucoup de notes pour réviser avant les examens.
Les premiers cours ressemblent vraiment à de l'Histoire, puisqu'ils se concentrent sur la genèse de la publicité (ce qui n'empêche pas la projection de publicités de la seconde partie du XXe siècle, la démarche employée étant mi-chronologique, mi-thématique). Mais à mesure que l'on aborde la période plus récente, le cours devient plutôt une (tentative d') analyse de l'image, centrée sur la culture, avec des thèmes comme la place des femmes, la publicité politique, les "advocacy commercials" ou "the unpleasant, the shocking, and the bizarre": là, le prof admettant sans doute qu'il n'est pas le plus qualifié pour ça se contente de passer des documentaires ou des séries d'une trentaine de spot à la suite.
Le seul concept théorique que le prof introduit (et répéte abondamment, tant il est fier de sa découverte) est le concept de "bipolitics of advertising" construit d'après la biopolitique de Foucault, pour expliquer l'évolution de la publicité.
J'oubliais de parler de Fables of Abundance, bouquin qu'il faut lire pour le test qui arrive trois semaines après le début du semestre, et que même les native speakers ont du mal à comprendre, tellement il est mal écrit: la thèse développée est difficile à suivre, mal démontrée et le bouquin part dans tous les sens, sans jamais vraiment aborder l'histoire de la publicité... Mais après deux années à Sciences Po, il y a moyen de très bien survivre au test.
Le plus intéressant est sans doute l'essay au milieu du semestre: effectuer l'analyse d'une publicité des années 1930, et faire le lien avec le contexte culturel, ce qui oblige à aller chercher des sources et à ce rendre compte qu'un cours d'histoire de la publicité pourrait donner quelque chose de beaucoup mieux que ça. Mais bon, le cours n'est pas difficile à suivre et ce n'est pas un problème de se lever tôt le matin - le cours est à 10h :) - en sachant qu'on va passer deux heures à regarder des spots de pubs.
samedi 13 décembre 2008

Cours: Business and Environmental Change (GGR335)

Ce cours du département de géographie se propose d'étudier la manière dont le monde de l'entreprise et de la finance intègre et gère les problématiques du changement climatique, et plus particulièrement du réchauffement de la planète. Les thèmes abordés sont très variés, assez techniques, avec la majeure partie du cours consacrée à la finance environnementale et l'intégration de l'environnement au marché. L'occasion d'en apprendre davantage sur les marchés du carbone, l'investissement responsable, les "weather derivative", le capital risque et l'investissement dans les énergies renouvelables.
Le mid-term est du genre "short answer questions", assez simple si l'on a bien compris les PowerPoint des leçons (mis en ligne sur internet). Le (short) research paper final (6 pages interligne 1,5) donne lieu à un "proposal" de quelques pages où faut défendre le sujet choisi: il s'agit de choisir une entreprise ou d'effectuer une comparaison entre plusieurs d'un même secteur, de présenter et d'évaluer leurs politiques environnementales. L'examen final se compose à moitié de questions courtes, l'autre moitié étant deux essays de quelques pages.
Un cours vraiment intéressant et pas si difficile qu'il n'y parait: le prof revient régulièrement sur les mêmes points afin de s'assurer que tout le monde a bien compris. Les lectures étaient nombreuses, mais très utiles pour approfondir le cours magistral. Dommage que le recueil de texte, réalisé pendant l'été, et donc avant la crise et la chute du prix du pétrole, soit déjà dépassé: la démonstration que dans ce domaine très nouveau, tout évolue très vite et peut être remis en cause du jour au lendemain.
mercredi 3 décembre 2008

UofT, une université-usine où règne l'anonymat ?

Une des critiques le plus souvent adressée à l'université de Toronto est sa taille (61 000 étudiants, 3 campus) qui rend difficile un suivi personnalisé des élèves. Dans certains programmes très demandés -j'ai en tête les exemples de la chimie ou la biologie- les amphis réunissent jusqu'à 500 élèves et la plupart des cours peuvent être suivis sur internet (toute ressemblance avec une situation existante, etc...), les contacts avec les profs s'en trouvent donc limités: impossible de poser des questions pendant les cours. Et certains profs demandent même explicitement à ne pas être contactés par email.
J'ai plutôt de la chance, puisqu'en ce qui me concerne, les cours que j'ai choisi réunissent au maximum une centaine d'étudiants, et il est toujours possible d'entrer en contact avec le prof, que ce soit à la fin du cours, pendant ses heures de permanence ou bien sûr par mail. En outre, il a le plus souvent un assistant, lui aussi très disponible.
Là ou je veux en venir, c'est à une anecdote qui m'est arrivée cet après-midi.
Imaginez qu'à la "end-of-term party" (oui, c'est ma dernière semaine de cours pour ce semestre), un de vos T.A. (Teaching Assistant, en gros, un étudiant qui est payé pour corriger les devoirs à la place du prof), auquel vous n'avez jamais parlé, viennent vous voir et commence à engager la conversation. Il vous pose quelque questions sur le cours, sur les difficultés liées à l'anglais, et là, surprise, vous vous rendez compte qu'il se souvient parfaitement de votre dernier essay (un parmi la centaine qu'il a eu à corriger), de votre note et de son appréciation. Alors quand, en plus, il vous complimente pour la qualité de votre anglais, vous êtes aux anges. Bref, tout ça pour dire que même dans une grande université comme UofT, malgré une classe d'une centaine de personne, le suivi des élèves est surprenant (rien à voir avec Sciences Po, où parfois on se demande à la fin d'un semestre si le maître de conférence connaît votre nom).

Dans le même registre, je pourrai parler de l'employée à l'accueil de la banque, qui depuis le premier jour m'appelle par mon prénom, s'inquiète à chaque fois de ma santé, me demande comment se passent les cours et me souhaite bonne chance pour les examens en partant.
lundi 10 novembre 2008

Fall

Je ne résiste pas à l'envie de poster quelques photos du campus par une belle journée d'automne -l'une des dernières avant l'arrivée de l'hiver et du froid...





dimanche 28 septembre 2008

Journée aux chutes du Niagara et Niagara Wine Festival

L'ISC (International Student Center) organise régulièremeent des évènements pour les (quelques) étudiants internationaux à UofT. [Je dis "quelques", parce que le taux d'étudiants internationaux est très faible par rapport au nombre total d'étudiants, si on compare avec Sciences Po. Il y a par exemple seulement 300 étudiants en échange... pour 50 000 étudiants à temps plein. A cela, il faut ajouter les non-canadiens qui viennent faire toutes leurs études à UofT.]
Parmis les sorties proposés par l'ISC: BBQ et gouters d'accueil, week-end camping dans un parc national, "cemetery walking tour" pour Halloween, et la classique excursion aux chutes du Niagara, samedi dernier.

Après quelques heures passées aux chutes, le traditionnel bus scolaire jaune nous conduit au Niagara Wine Festival -oui, la région des chutes est réputée pour son vin- l'occasion de découvrir et tester un certain nombre des vins des wineries locales, dont le ice wine. Même si je ne connais pas grand chose en vin (et même rien du tout), il me semble que nos vins français sont bien meilleurs ;)