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lundi 3 août 2009
dimanche 28 juin 2009
La playlist d'une année
Pour conclure ce blog en musique, quelques chansons qui ont accompagné cette année:
- Low de Florida et Just Dance de Lady Gaga, qui ont accompagné toutes les soirées de la Frosh Week. Et plus généralement tout l'album the Fame.
- D.A.N.C.E. de Justice qui dans ma tête restera associée à Félicia.
- I kissed a Girl de Katy Perry, à toutes les soirées de la coop.
- Je veux te voir de Yelle... un souvenir mémorable avec Dan.
- La BO de Spring Awakening en général. D'abord à New York en novembre, puis à Toronto en avril.
- Le premier jour du reste de ta vie d'Etienne Daho. La musique du générique du film éponyme qui m'a accompagné dans l'avion entre Toronto et Paris en décembre, avec une super musique. J'ai passé le second semestre à conseiller ce film à tout le monde que je croisais à Toronto.
- Paris is Burning de Ladyhawk, qui me rappellera Rhiannon.
- Jai Ho! des Pussicat Dolls. Slumdog millionnaire, vu lors de mon passage à Washington avec Clarisse et Ilana, mais ça me rappellera surtout le mythique week-end à Montréal avec Céline, Rachel et Karine.
- Blizzard of 77 de Nada Surf. Pour l'hiver canadien.
- Fuck You de Lily Allen, que m'a fait découvrir Paul lors de son passage à Toronto.
- Womanizer de Britney Spears, bien sûr, présent à toutes les soirées du second semestre.
- Have a nice day, de Bon Jovi, en souvenir des virées en voiture avec Colin en mai
- et My life would suck without you de Kelly Clarkson. Je ne me souviens plus exactement pour quelle raison, mais je l'associe avec Jonah.
- Low de Florida et Just Dance de Lady Gaga, qui ont accompagné toutes les soirées de la Frosh Week. Et plus généralement tout l'album the Fame.
- D.A.N.C.E. de Justice qui dans ma tête restera associée à Félicia.
- I kissed a Girl de Katy Perry, à toutes les soirées de la coop.
- Je veux te voir de Yelle... un souvenir mémorable avec Dan.
- La BO de Spring Awakening en général. D'abord à New York en novembre, puis à Toronto en avril.
- Le premier jour du reste de ta vie d'Etienne Daho. La musique du générique du film éponyme qui m'a accompagné dans l'avion entre Toronto et Paris en décembre, avec une super musique. J'ai passé le second semestre à conseiller ce film à tout le monde que je croisais à Toronto.
- Paris is Burning de Ladyhawk, qui me rappellera Rhiannon.
- Jai Ho! des Pussicat Dolls. Slumdog millionnaire, vu lors de mon passage à Washington avec Clarisse et Ilana, mais ça me rappellera surtout le mythique week-end à Montréal avec Céline, Rachel et Karine.
- Blizzard of 77 de Nada Surf. Pour l'hiver canadien.
- Fuck You de Lily Allen, que m'a fait découvrir Paul lors de son passage à Toronto.
- Womanizer de Britney Spears, bien sûr, présent à toutes les soirées du second semestre.
- Have a nice day, de Bon Jovi, en souvenir des virées en voiture avec Colin en mai
- et My life would suck without you de Kelly Clarkson. Je ne me souviens plus exactement pour quelle raison, mais je l'associe avec Jonah.
Découvrez Hot Chip!
mardi 26 mai 2009
II. L'installation. 4. La Frosh Week
Quand les papiers arrivent de Toronto au cours de l’été, vient la question de la participation à la Frosh week, la semaine d’intégration des premières années. Parmi les éléments décourageants :le coût relativement élevé de la semaine, la différence d’âge avec la plupart des participants, le rythme chargé d’activités pas forcément passionnantes. Mais je conseille d’y participer, ne serait-ce que pour les rencontres (généralement éphémères) et l’ambiance (même s’il est un peu traumatisant de se retrouver projeté au milieu de tout ça pour ses premiers jours au Canada). Au programme : cheers, jeux divers, compétitions entre houses (équipes), soirées et découverte du campus. La Frosh Week est organisée par des étudiants plus âgés, et géré au niveau des colleges. Le système est assez complexe, mais il faut savoir que UofT est divisée en facultés et que la faculté d’Art and Science à laquelle on est rattaché est elle-même divisée en colleges qui ont un rôle davantage social qu’académique. La plupart des étudiants de Sciences Po ont été rattachés à University College, mais il est possible de préciser un choix au moment de l’inscription.
Libellés :
Rapport final,
University College,
UofT
jeudi 21 mai 2009
I. Avant le départ. 3. Les formalités
En comparaison avec les Etats-Unis, se rendre au Canada s’avère assez simple : seuls un passeport et un permis d’étude sont requis. Le permis d’étude s’obtient très facilement une fois la confirmation de UofT reçue :un passage rapide à l’ambassade avec les documents demandés et 75 euros, un mail de confirmation à imprimer et le permis est remis lors de l’arrivée à la douane de l’aéroport. Le permis est valable généralement de fin août à juillet et il ne permet pas de travailler en dehors du campus.
Les dossiers des étudiants en échange sont gérés par l’ISXO, auquel il faut envoyer les formulaires remplis courant mars. La lettre d’admission arrive ensuite en juin, et elle permet de demander un permis d’étude. Une première liste de choix de cours est aussi à remplir, elle est absolument indicative.
Arrivent aussi pendant le courant de l’été des papiers du collège d’accueil, concernant notamment la Frosh Week, mais j’y reviendrai plus tard.
Les dossiers des étudiants en échange sont gérés par l’ISXO, auquel il faut envoyer les formulaires remplis courant mars. La lettre d’admission arrive ensuite en juin, et elle permet de demander un permis d’étude. Une première liste de choix de cours est aussi à remplir, elle est absolument indicative.
Arrivent aussi pendant le courant de l’été des papiers du collège d’accueil, concernant notamment la Frosh Week, mais j’y reviendrai plus tard.
Libellés :
Avant le départ,
Canada,
Rapport final
jeudi 14 mai 2009
Time to say goodbye :'(
Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de dire au-revoir et de passer à autre chose... mais sans oublier les deux semestres passés ici à Toronto (ça serait difficile de toute façon). Donc petite séance de dédicace à tous les gens qui m’ont accompagné pendant cette année à Toronto (110 personnes rencontrées ici, d’après Facebook).
Merci donc:
- Aux gens de la Frosh week avec lesquels les contacts se sont (trop) vite rompus, mais avec lesquels on a passé une super semaine d’orientation : Kyle, Anne, Julia.
- Tous les membres de la coop croisés au dining hall et ailleurs : Justin, Natasha, Genny, Maral, Rachel, Shoshana, Philipp, Kelsea, Adam, et au deux help-cook Helene et Liz, avec lesquels j’ai partagé la dining hall chore du jeudi matin. Merci aussi à Bryce, trop vite reparti en Australie. Et puis à l’inconnue qui m’a toujours souri aux repas, mais sans qu’on échange jamais plus qu’un « hi » amical.
- Mes housemates, Dan, Rhiannon, Alex. Et puis les autres auxquels j’aurai peut-être du plus parler :Stan, Olivia, Ping (merci pour internet !), Elaine, et la fille dont je n’ai jamais su le nom.
- Les responsables de la coop, qui font du bon boulot avec peu de moyens. Matt, le chef, un plaisir de travailler avec lui. Shae, au bureau, toujours adorable et dévouée. (non, je n’irai pas jusqu’à citer Tricia et ses e-mail inutiles et incompréhensible. Mais elle m’a bien fait marrer avec son idée de buzz sur youtube pour promouvoir la vie en coop)
- Toutes les personnes rencontrées en soirées, de la coop ou autre : Rachad, Yuri, Sarah, Simone, Fiona, Xander, Chris, Natalia, Emily, Sarah, Hannah, Meg, Rory, Claire, David, Thom, Jean-Patrick, Luke, Bjorn, Eden, Nero, Emmie, Tarika,… pour beaucoup on n’a malheureusement pas eu l’occasion de se revoir en dehors des soirées, à part peut-être pour Emmie (épique voyage à New York !) et Tarika (le fameux holi indien…).
- Les gens rencontré grâce à l’EFUT, le club francophone : Antonin et Anastacia, de super-execs. Tristan, Anna, Sunny, Romain, Barbara, Salah et Sergei. Félicia et Jordan aussi, de retour de leur année d’échange à Paris. Et puis Rachel et Céline, grâce auxquelles le week-end à Montréal – entre autre – aura été un grand moment (merci par la même occasion à Karine qui nous y a accueilli à bras grands ouverts)
- L’équipe de nageuses de UofT, une super bande de roomates pour Laurie, chez qui j’ai passé pas mal de temps : Poppy, Brittney, Kristin, Heather, Maxine…Elles ont toujours été très accueillantes et ont supporté le squattage de leur cuisine/salon.
- Les gens rencontrés en cours, pas si nombreux que ça : Antonio (on ne s’est pas vraiment rencontré dans la classroom, mais on va prétendre que si) et Jessica, dont la présence m’a donné une motivation pour aller tous les jeudis en cours de 17h à 18h.
- Le groupe d’étudiants internationaux rencontrés pour la plupart dès les premières semaines et qui s’est étoffé progressivement : Blanca, Gilbert, Rainer, Jasmin, Emilie, Shizuka, Sharu, Ayaka, etc. On va tous être aux quatre coins du monde maintenant…
- Bien sûr je n’oublie pas la Sciences Po Team, Jean-Baptiste, Alice, Caroline, Pierre-Eliott, Laurie… toujours là du début à la fin.
- Les gens rencontré trop tard : Krystie, Céline (la seule à être citée deux fois!), Colin, Jonah...
- Les gens de passage à Toronto : Steph, Marie T.
- Et puis les weirdos et les stalkers aussi. Ils se reconnaîtront.
- Et ceux que j’ai oublié. Qu’ils ne se sentent pas vexés et qu’ils se signalent pour que je les ajoutent quelque part.
Bref, merci à vous tous pour cette année inoubliable.
Un bilan plutôt satisfaisant pour quelqu’un qui avait peur de se retrouver « perdu dans la mégacité », non ?
Et une note finale pour tous ceux qui m’on accompagné à distance, de façon plus ou moins régulière, mais toujours apprécié : Fanny (d’ailleurs il faudrait qu’on mette fin à notre « poke war » un de ses jours…), Ruben, Christophe, Laura, Grace, Guillaume, Marjolaine, Ludivine, Marie B., Ilana et Clarisse (merci les filles pour Washington !), Clotilde, Gabrielle, ma famille, mes frères et leurs messages adorables. Et Brice ;)
Merci donc:
- Aux gens de la Frosh week avec lesquels les contacts se sont (trop) vite rompus, mais avec lesquels on a passé une super semaine d’orientation : Kyle, Anne, Julia.
- Tous les membres de la coop croisés au dining hall et ailleurs : Justin, Natasha, Genny, Maral, Rachel, Shoshana, Philipp, Kelsea, Adam, et au deux help-cook Helene et Liz, avec lesquels j’ai partagé la dining hall chore du jeudi matin. Merci aussi à Bryce, trop vite reparti en Australie. Et puis à l’inconnue qui m’a toujours souri aux repas, mais sans qu’on échange jamais plus qu’un « hi » amical.
- Mes housemates, Dan, Rhiannon, Alex. Et puis les autres auxquels j’aurai peut-être du plus parler :Stan, Olivia, Ping (merci pour internet !), Elaine, et la fille dont je n’ai jamais su le nom.
- Les responsables de la coop, qui font du bon boulot avec peu de moyens. Matt, le chef, un plaisir de travailler avec lui. Shae, au bureau, toujours adorable et dévouée. (non, je n’irai pas jusqu’à citer Tricia et ses e-mail inutiles et incompréhensible. Mais elle m’a bien fait marrer avec son idée de buzz sur youtube pour promouvoir la vie en coop)
- Toutes les personnes rencontrées en soirées, de la coop ou autre : Rachad, Yuri, Sarah, Simone, Fiona, Xander, Chris, Natalia, Emily, Sarah, Hannah, Meg, Rory, Claire, David, Thom, Jean-Patrick, Luke, Bjorn, Eden, Nero, Emmie, Tarika,… pour beaucoup on n’a malheureusement pas eu l’occasion de se revoir en dehors des soirées, à part peut-être pour Emmie (épique voyage à New York !) et Tarika (le fameux holi indien…).
- Les gens rencontré grâce à l’EFUT, le club francophone : Antonin et Anastacia, de super-execs. Tristan, Anna, Sunny, Romain, Barbara, Salah et Sergei. Félicia et Jordan aussi, de retour de leur année d’échange à Paris. Et puis Rachel et Céline, grâce auxquelles le week-end à Montréal – entre autre – aura été un grand moment (merci par la même occasion à Karine qui nous y a accueilli à bras grands ouverts)
- L’équipe de nageuses de UofT, une super bande de roomates pour Laurie, chez qui j’ai passé pas mal de temps : Poppy, Brittney, Kristin, Heather, Maxine…Elles ont toujours été très accueillantes et ont supporté le squattage de leur cuisine/salon.
- Les gens rencontrés en cours, pas si nombreux que ça : Antonio (on ne s’est pas vraiment rencontré dans la classroom, mais on va prétendre que si) et Jessica, dont la présence m’a donné une motivation pour aller tous les jeudis en cours de 17h à 18h.
- Le groupe d’étudiants internationaux rencontrés pour la plupart dès les premières semaines et qui s’est étoffé progressivement : Blanca, Gilbert, Rainer, Jasmin, Emilie, Shizuka, Sharu, Ayaka, etc. On va tous être aux quatre coins du monde maintenant…
- Bien sûr je n’oublie pas la Sciences Po Team, Jean-Baptiste, Alice, Caroline, Pierre-Eliott, Laurie… toujours là du début à la fin.
- Les gens rencontré trop tard : Krystie, Céline (la seule à être citée deux fois!), Colin, Jonah...
- Les gens de passage à Toronto : Steph, Marie T.
- Et puis les weirdos et les stalkers aussi. Ils se reconnaîtront.
- Et ceux que j’ai oublié. Qu’ils ne se sentent pas vexés et qu’ils se signalent pour que je les ajoutent quelque part.
Bref, merci à vous tous pour cette année inoubliable.
Un bilan plutôt satisfaisant pour quelqu’un qui avait peur de se retrouver « perdu dans la mégacité », non ?
Et une note finale pour tous ceux qui m’on accompagné à distance, de façon plus ou moins régulière, mais toujours apprécié : Fanny (d’ailleurs il faudrait qu’on mette fin à notre « poke war » un de ses jours…), Ruben, Christophe, Laura, Grace, Guillaume, Marjolaine, Ludivine, Marie B., Ilana et Clarisse (merci les filles pour Washington !), Clotilde, Gabrielle, ma famille, mes frères et leurs messages adorables. Et Brice ;)
samedi 4 octobre 2008
Comment se faire des amis à Toronto ?
Reconnaissons-le tout de suite, il est relativement difficile de devenir ami avec les Canadiens. Quand je regarde autour de moi, je trouve des australien(ne)s, des écossais(es), des anglais(es), des japonais(es), une espagnole et pas mal d’américains (venus étudier à UofT parce que les coûts de scolarités sont plus faibles qu’aux Etats-Unis)… mais relativement peu de canadiens.

Paradoxalement on a assez peu d’opportunité de rencontrer et de développer des contacts suivis avec des Canadiens, exception faite de la semaine d'intégration. Malheureusement, l’esprit de la Frosh Week se révèle vite éphémère puisque tout le monde est rapidement pris dans les cours, les trajets quotidiens et les petits boulots (beaucoup d’étudiants canadiens doivent travailler pour financer leurs études coûteuses). Il s’avère donc assez difficile de conserver des contacts réguliers avec des gens qui doivent jongler avec leurs cours et leur job étudiant, tout en habitant parfois assez loin du campus. A cela s’ajoute un problème d’age : ceux qui sont en première année (et qu’on a donc rencontré pendant la semaine d’intégration) sont le plus souvent underage, ce qui signifie qu’ils n’ont pas l’age légal (19 ans) pour entrer dans les bars ou sortir en boite.

Par contre, les étudiants internationaux sont amené à se croiser davantage : arrivant dans un nouveau pays, en recherche d’amis, le contact est beaucoup plus facile ; c’est là tout l’intérêt des sorties, lunch et BBQ organisés par l’ISXO ou l’ISC (respectivement : International Student Exchange Office et International Student Center). La réception de l’ISXO a ainsi permis de rencontrer Félicia, de UofT qui était à Sciences Po l’année dernière.
Vivre dans une Co-op présente un immense avantage quand il s’agit de rencontrer des gens et des Canadiens en particulier (non, je ne fais pas de pub ;)
En effet, beaucoup des habitants de la Co-op sont nouveaux à Toronto et recherchent donc des amis. Quant aux anciens, ils ont déjà un réseau d’amis développé auquel ils ne manqueront pas de vous intégrer. En plus de partager une maison avec une dizaine de housemates (il faut vraiment le vouloir pour ne pas les rencontrer quotidiennement), les repas – pour les divisions avec meal plan – sont pris en commun dans le dining hall. Si vous n’engagez pas la conversation, les canadiens le feront pour vous ! Et ils seront généralement ravis de découvrir que vous êtes un « Français de France ».
Un seul regret : les maisons de la co-op sont assez mal conçues et ont un petit coté dortoir qui ne facilite pas les rencontres ; mais ce n’est pas le cas de toutes : certaines maisons sont beaucoup plus agréables, avec common room bien équipé et cuisine conviviale.
Encore une fois, les BBQ et sorties proposées la première semaine par la co-op sont une bonne occasion de rencontrer des gens (en particulier des autres divisions); et même si, pris dans la folie de la frosh week, on n’a pas le temps de participer à tout ça, les soirées organisées tout au long de l’année permettent de se rattraper.

Mais si on n’est pas dans une co-op, tout n’est pas perdu. Il y a heureusement de nombreuses pistes pour rencontrer des canadiens : les cours, bien sûr (les grands amphis ne sont pas très propices aux rencontres mais les tutoriaux et séminaires le sont davantage), les clubs (photographie, musique, etc.), les équipes sportives, les associations confessionnelles, et bien sûr, les houses parties dans lesquelles il est facile de se faire inviter ; et j’oublie sans doute plein d’autres choses. Il faut saisir toutes les occasions, multiplier les contacts. Après il faut arriver à passer au-delà du simple échange de numéro de téléphone/Ajout sur Facebook.

Paradoxalement on a assez peu d’opportunité de rencontrer et de développer des contacts suivis avec des Canadiens, exception faite de la semaine d'intégration. Malheureusement, l’esprit de la Frosh Week se révèle vite éphémère puisque tout le monde est rapidement pris dans les cours, les trajets quotidiens et les petits boulots (beaucoup d’étudiants canadiens doivent travailler pour financer leurs études coûteuses). Il s’avère donc assez difficile de conserver des contacts réguliers avec des gens qui doivent jongler avec leurs cours et leur job étudiant, tout en habitant parfois assez loin du campus. A cela s’ajoute un problème d’age : ceux qui sont en première année (et qu’on a donc rencontré pendant la semaine d’intégration) sont le plus souvent underage, ce qui signifie qu’ils n’ont pas l’age légal (19 ans) pour entrer dans les bars ou sortir en boite.

Par contre, les étudiants internationaux sont amené à se croiser davantage : arrivant dans un nouveau pays, en recherche d’amis, le contact est beaucoup plus facile ; c’est là tout l’intérêt des sorties, lunch et BBQ organisés par l’ISXO ou l’ISC (respectivement : International Student Exchange Office et International Student Center). La réception de l’ISXO a ainsi permis de rencontrer Félicia, de UofT qui était à Sciences Po l’année dernière.
Vivre dans une Co-op présente un immense avantage quand il s’agit de rencontrer des gens et des Canadiens en particulier (non, je ne fais pas de pub ;)
En effet, beaucoup des habitants de la Co-op sont nouveaux à Toronto et recherchent donc des amis. Quant aux anciens, ils ont déjà un réseau d’amis développé auquel ils ne manqueront pas de vous intégrer. En plus de partager une maison avec une dizaine de housemates (il faut vraiment le vouloir pour ne pas les rencontrer quotidiennement), les repas – pour les divisions avec meal plan – sont pris en commun dans le dining hall. Si vous n’engagez pas la conversation, les canadiens le feront pour vous ! Et ils seront généralement ravis de découvrir que vous êtes un « Français de France ».
Un seul regret : les maisons de la co-op sont assez mal conçues et ont un petit coté dortoir qui ne facilite pas les rencontres ; mais ce n’est pas le cas de toutes : certaines maisons sont beaucoup plus agréables, avec common room bien équipé et cuisine conviviale.
Encore une fois, les BBQ et sorties proposées la première semaine par la co-op sont une bonne occasion de rencontrer des gens (en particulier des autres divisions); et même si, pris dans la folie de la frosh week, on n’a pas le temps de participer à tout ça, les soirées organisées tout au long de l’année permettent de se rattraper.
Mais si on n’est pas dans une co-op, tout n’est pas perdu. Il y a heureusement de nombreuses pistes pour rencontrer des canadiens : les cours, bien sûr (les grands amphis ne sont pas très propices aux rencontres mais les tutoriaux et séminaires le sont davantage), les clubs (photographie, musique, etc.), les équipes sportives, les associations confessionnelles, et bien sûr, les houses parties dans lesquelles il est facile de se faire inviter ; et j’oublie sans doute plein d’autres choses. Il faut saisir toutes les occasions, multiplier les contacts. Après il faut arriver à passer au-delà du simple échange de numéro de téléphone/Ajout sur Facebook.
Libellés :
Coop,
Vie quotidienne
dimanche 14 septembre 2008
samedi 13 septembre 2008
Frosh Week
La Frosh Week, c’est la semaine d’intégration à destination des nouveaux étudiants qui entrent à UofT, auxquels se joignent les étudiants internationaux, généralement plus âgés. Le thème cette année, décliné sur les affreux T-shirts verts dont le port était obligatoire : « life is a highway ».
L’objectif de toute cette semaine, c’est de créer un esprit de groupe pour faire en sorte que le nouvel arrivant se sente chez lui sur le campus. L’intégration passe par divers jeux, ice breakers, campus tours et autres activités, mais surtout par les nombreux cheers de plus ou moins bon goût, entonnés à longueur de journée.
La Frosh Week est organisé par les Collèges (UC pour moi), et gérée par des élèves des années supérieures. A UC, on est aussi divisés en maisons (une quinzaine, correspondant aux résidences du collège) et pendant toute la semaine, celles-ci s’affrontent dans une compétition acharnée (ou pas). En gros, pour gagner, il faut crier le plus fort.
Les différents collèges de la Faculty of Arts and Science entretiennent aussi entre eux une rivalité centenaire (exprimée encore une fois dans les cheers), mais se retrouvent dans leur haine commune des engineers. Les deux autres campus de UofT (le principal étant St Georges) sont aussi méprisés car situés en banlieue, voire en pleine campagne (cf. ce cheer à propos de Scarborough se concluant par : « Who wants to live in a fucking farm ! ») Mais finalement, tout le monde est fier d’appartenir à la meilleure université du Canada.
On se retrouve donc avec des cheers pour chaque maison, pour chaque collège (« UC, UC, we are the best » par exemple), et pour l’université en général.
Tous ces affrontements se passent dans une ambiance bon enfant et sont surtout un prétexte pour amener des gens d’origine très diverses à se rencontrer et à échanger: il n’y a rien de mieux pour souder un groupe qu’une lutte artificielle contre un adversaire commun.
Pour ceux qui intègrent UofT, la Frosh week est décisive : c’est une occasion unique de se faire des amis pour les prochaines années, puisqu’à partir du début des cours, une atmosphère beaucoup plus studieuse et moins propice aux rencontres tombe sur le campus. Mais cette semaine est toute aussi importante pour les étudiants en échange, puisqu’elle permet d’être immergé dans la vie d’un campus nord-américain, et bien sûr, de rencontrer plein de gentils canadiens. Surtout, elle permet de vivre quasiment 24h/24, pendant une semaine avec des canadiens, au cœur du campus : les activités commencent à 9h et s’achèvent à 1h, et il est possible, pour les étudiants qui vivent off campus, de passer la semaine en résidence. Laurie en a bien profité, puisque se retrouvant homeless pour la semaine, elle a pu squatter la common room de Mulock (et ses « gender neutral » washrooms).
Pour ma part, cette semaine a été une super expérience. J’ai d’abord été affecté à Langley, avec Maxime, de Sciences Po lui aussi. Une journée a suffi pour comprendre que l’ambiance dans cette maison n’était pas géniale, et dès le lendemain, j’ai rejoint Laurie à Mulock, bien plus accueillante. En l’espace de quelques jours, Mulock a ainsi subi une invasion française, avec l’arrivée de Maxime et Pierre Eliott (alors qu’il y avait déjà auparavant deux français venus faire leurs études à UofT, et Caroline de… Sciences Po Lille, en échange comme nous). Bref, Mulock est vite devenue une maison franco-canadienne !
Heureusement, les canadiens se sont montrés plus intrigués que choqués par les mœurs des crazy french, et ils se sont tous révélés accueillant et adorables.
Comme son nom « life is a higway » semblait l’indiquer, la semaine aura été plus que remplie avec la séance d’hypnotisme, la journée sur l’île, les nombreux BBQ, UC idol, les soirées en clubs, les visites du campus, l’opération blocage de carrefours, les concours de cheers, etc…! D’autant plus qu’au même moment, il a fallu s’installer, régler les questions administratives et bancaires, participer aux activités organisées pour les étudiants internationaux… avant que les cours ne débutent… Mais tout ça, c’est une autre histoire. A suivre donc.
L’objectif de toute cette semaine, c’est de créer un esprit de groupe pour faire en sorte que le nouvel arrivant se sente chez lui sur le campus. L’intégration passe par divers jeux, ice breakers, campus tours et autres activités, mais surtout par les nombreux cheers de plus ou moins bon goût, entonnés à longueur de journée.
La Frosh Week est organisé par les Collèges (UC pour moi), et gérée par des élèves des années supérieures. A UC, on est aussi divisés en maisons (une quinzaine, correspondant aux résidences du collège) et pendant toute la semaine, celles-ci s’affrontent dans une compétition acharnée (ou pas). En gros, pour gagner, il faut crier le plus fort.
Les différents collèges de la Faculty of Arts and Science entretiennent aussi entre eux une rivalité centenaire (exprimée encore une fois dans les cheers), mais se retrouvent dans leur haine commune des engineers. Les deux autres campus de UofT (le principal étant St Georges) sont aussi méprisés car situés en banlieue, voire en pleine campagne (cf. ce cheer à propos de Scarborough se concluant par : « Who wants to live in a fucking farm ! ») Mais finalement, tout le monde est fier d’appartenir à la meilleure université du Canada.
On se retrouve donc avec des cheers pour chaque maison, pour chaque collège (« UC, UC, we are the best » par exemple), et pour l’université en général.
Tous ces affrontements se passent dans une ambiance bon enfant et sont surtout un prétexte pour amener des gens d’origine très diverses à se rencontrer et à échanger: il n’y a rien de mieux pour souder un groupe qu’une lutte artificielle contre un adversaire commun.
Pour ceux qui intègrent UofT, la Frosh week est décisive : c’est une occasion unique de se faire des amis pour les prochaines années, puisqu’à partir du début des cours, une atmosphère beaucoup plus studieuse et moins propice aux rencontres tombe sur le campus. Mais cette semaine est toute aussi importante pour les étudiants en échange, puisqu’elle permet d’être immergé dans la vie d’un campus nord-américain, et bien sûr, de rencontrer plein de gentils canadiens. Surtout, elle permet de vivre quasiment 24h/24, pendant une semaine avec des canadiens, au cœur du campus : les activités commencent à 9h et s’achèvent à 1h, et il est possible, pour les étudiants qui vivent off campus, de passer la semaine en résidence. Laurie en a bien profité, puisque se retrouvant homeless pour la semaine, elle a pu squatter la common room de Mulock (et ses « gender neutral » washrooms).
Pour ma part, cette semaine a été une super expérience. J’ai d’abord été affecté à Langley, avec Maxime, de Sciences Po lui aussi. Une journée a suffi pour comprendre que l’ambiance dans cette maison n’était pas géniale, et dès le lendemain, j’ai rejoint Laurie à Mulock, bien plus accueillante. En l’espace de quelques jours, Mulock a ainsi subi une invasion française, avec l’arrivée de Maxime et Pierre Eliott (alors qu’il y avait déjà auparavant deux français venus faire leurs études à UofT, et Caroline de… Sciences Po Lille, en échange comme nous). Bref, Mulock est vite devenue une maison franco-canadienne !
Heureusement, les canadiens se sont montrés plus intrigués que choqués par les mœurs des crazy french, et ils se sont tous révélés accueillant et adorables.
Comme son nom « life is a higway » semblait l’indiquer, la semaine aura été plus que remplie avec la séance d’hypnotisme, la journée sur l’île, les nombreux BBQ, UC idol, les soirées en clubs, les visites du campus, l’opération blocage de carrefours, les concours de cheers, etc…! D’autant plus qu’au même moment, il a fallu s’installer, régler les questions administratives et bancaires, participer aux activités organisées pour les étudiants internationaux… avant que les cours ne débutent… Mais tout ça, c’est une autre histoire. A suivre donc.
Libellés :
University College,
UofT
jeudi 11 septembre 2008
Premiers pas…
…à la découverte de la ville.
Toronto est une ville assez étendue, mais le campus étant central et les centres d’intérêts limités, il est possible de tout faire à pied à partir de ce point. Le mieux est sûrement d’avoir un vélo, mais la vue de nombreux cadavres de vélos désossés à quasiment chaque coin de rue, ainsi que la perspective de l’hiver m’ont décourager d’en acheter un ; enfin mon coloc écossais m’a proposé de me prêter le sien, donc pourquoi pas un de ses jours.
La première image de la ville que l’on a en arrivant par l’autoroute,…c’est la forêt ! la banlieue de Toronto est vraiment très verte, et le centre loin d’être aussi étouffant que je le craignais : s’il y a de nombreux buildings imposants dans le downtown, le reste du centre-ville a des allures de quartier résidentiel verdoyant, composé de maisons anciennes en plus ou moins bon état.
Mais il faut d’abord et bien sûr aller jeter un coup d’œil au campus, un vaste espace de 50 ha à l’architecture hétéroclite, dans lequel se côtoient aussi bien des bâtiments de style victorien que des buildings de verre et d’acier, avec quelques pelouses et parcs de part et d’autre. University College (UC), Victoria, Trinity, St Michael ainsi que Knox et Wycliffe sont les collèges fondateurs, établis à partir de 1853 : croiser Harry Potter dans leurs murs n’aurait rien de surprenant ! (et particulièrement dans le dining hall de UC, avec ses tables correspondant aux différentes maisons, et, sur une estrade, la table des professeurs avec des fauteuils confortables). Située à deux pas de là, la Robarts Library, l’une des plus grandes bibliothèques d’Amérique du nord surprend avec ses 14 étages et son architecture biscornue.
Après il faut aller visiter Chinatown, se fondre dans la foule bruyante et pressée des week-ends, observer les devantures des petits commerces où tout est écrit en chinois, se laisser surprendre par les légumes aux formes étonnantes dans les étals, fouiller dans les rayonnages, et finalement se demander s’il on est bien au cœur d’une métropole nord-américaine.
Tout près de là se trouve Kensington Market, avec ses rues colorées, sa population branchée, et ses marchands de fruits et légumes.
Ensuite déambuler Downtown, la tête en l’air pour observer les immeubles imposants, monter au sommet de la CN Tower (je ne l’ai pas encore fait), observer la ville qui s’endort, en redescendre, s’éloigner, tourner la tête vers la tour qui change de couleurs régulièrement.
Toronto est une ville assez étendue, mais le campus étant central et les centres d’intérêts limités, il est possible de tout faire à pied à partir de ce point. Le mieux est sûrement d’avoir un vélo, mais la vue de nombreux cadavres de vélos désossés à quasiment chaque coin de rue, ainsi que la perspective de l’hiver m’ont décourager d’en acheter un ; enfin mon coloc écossais m’a proposé de me prêter le sien, donc pourquoi pas un de ses jours.
La première image de la ville que l’on a en arrivant par l’autoroute,…c’est la forêt ! la banlieue de Toronto est vraiment très verte, et le centre loin d’être aussi étouffant que je le craignais : s’il y a de nombreux buildings imposants dans le downtown, le reste du centre-ville a des allures de quartier résidentiel verdoyant, composé de maisons anciennes en plus ou moins bon état.
Mais il faut d’abord et bien sûr aller jeter un coup d’œil au campus, un vaste espace de 50 ha à l’architecture hétéroclite, dans lequel se côtoient aussi bien des bâtiments de style victorien que des buildings de verre et d’acier, avec quelques pelouses et parcs de part et d’autre. University College (UC), Victoria, Trinity, St Michael ainsi que Knox et Wycliffe sont les collèges fondateurs, établis à partir de 1853 : croiser Harry Potter dans leurs murs n’aurait rien de surprenant ! (et particulièrement dans le dining hall de UC, avec ses tables correspondant aux différentes maisons, et, sur une estrade, la table des professeurs avec des fauteuils confortables). Située à deux pas de là, la Robarts Library, l’une des plus grandes bibliothèques d’Amérique du nord surprend avec ses 14 étages et son architecture biscornue.
Après il faut aller visiter Chinatown, se fondre dans la foule bruyante et pressée des week-ends, observer les devantures des petits commerces où tout est écrit en chinois, se laisser surprendre par les légumes aux formes étonnantes dans les étals, fouiller dans les rayonnages, et finalement se demander s’il on est bien au cœur d’une métropole nord-américaine.
Tout près de là se trouve Kensington Market, avec ses rues colorées, sa population branchée, et ses marchands de fruits et légumes.
Ensuite déambuler Downtown, la tête en l’air pour observer les immeubles imposants, monter au sommet de la CN Tower (je ne l’ai pas encore fait), observer la ville qui s’endort, en redescendre, s’éloigner, tourner la tête vers la tour qui change de couleurs régulièrement.
PS: je n'ai toujours pas internet chez moi, mais ça ne devrait plus tarder.
Il y a tellement de choses à raconter, et de photos à poster: la frosh week, l'installation dans la co-op, my birthday, et encore plein d'aventures!
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